Fwd: Montreal Safe Park, First report and photo, Dec 18

Graeme Bacque (gbacque@idirect.com)
Mon, 20 Dec 1999 10:53:39 -0500


------------forwarded message------------
Date:         Sun, 19 Dec 1999 00:56:41 -0500
From: Bob Olsen <bobolsen@INTERLOG.COM>
Subject:      Montreal Safe Park, First report and photo, Dec 18

  ATSA (Socially acceptable terrorist action) in Montreal
  Decrees a State of Emergency" and invites the public to
  join the "refugee camp" in Berri Square December 17-26.

  Information in French is available at:


  http://WWW.CAM.ORG/~atsa/

  http://WWW.CAM.ORG/~atsa/intro.htm
  (includes photo of homeless people in tent apparently set up
   by the Canadian army in a Montreal city park)


  Also see....

  http://www.cinemalibre.com/Catalogue/S/cross_1.html

  http://www.nfb.ca/armee_ombre/


Alternate news  in French http://www.icimontreal.com/

and Http://www.voir.ca


  Unfortunately, I do not read French.  It is not clear
  exactly where this event is taking place as it seems
  to have been moved from the announced site.

  Here is the report in French posted at
  http://WWW.CAM.ORG/~atsa/intro.htm


    Keilany et se acolytes
    État d'Urgence 98
    photo : Louise Archambeault


      L'indécence a une ville — Appel
      au coeur de tous

      L’État d’Urgence 1999 est un camp
      de réfugiés en plein centre ville
      de Montréal, qui se tiendra du 17
      au 26 décembre. Le camp peut
      héberger 100 personnes, nous
      sommes prêt à donner 3 repas par
      jour et pour 30 000 $ de
      vêtements chauds.

      Le 16 décembre dernier, il a
      toutefois été boycotté par le
      comité exécutif de la Ville de
      Montréal, qui nous a interdit de
      monter notre campement au Square
      Berri à moins de 24 heures
      d’avis. Cela nous a pris plus
      d'une journée pour en connaître
      la raison. Notre chère ville a eu
      peur que notre événement entache
      son image : les pauvres, on ne
      veut rien savoir, on ne veut pas
      les voir. L’État d’Urgence 1998
      s’était pourtant déroulé avec
      succès à la Place des arts. Ce
      qui était un projet artistique à
      vision humanitaire est devenu un
      événement illégal. Nous savons
      c’est quoi d’être des réfugiés,
      des indésirables et de chercher
      en vain où aller.

      Nous avons dû trouver d’urgence
      un site privé pour faire notre
      événement : L’État d’Urgence 1999
      aura lieu au coin de Bleury et
      René-Lévesque, sur les terrains
      de SNC-Lavalin qui eux ont
      compris la pertinence de notre
      initiative artistique. Tout se
      poursuit donc comme prévu, avec
      notre calendrier culturel et
      plusieurs surprises. Mais nous
      avons plus que jamais besoin de
      vous. Prenez la peine de vous
      déplacer pour nous visiter car
      c’est avec vous que le camp
      existe et respire.

      Plusieurs artistes se sont
      engagés avec nous pour faire du
      camp un lieu vivant d’échange et
      d’entraide inusité. Tous les
      soirs à 19h30 il y aura un
      spectacle : Stéphane Crète,
      François Gourd, Les frères à
      Cheval, Dédé traqué, la chorale
      Les Voix ferrées et des films.
      Dimanche le 19 dçembre nous
      aurons des
      invités-surprisesnbsp;: Chloé
      Ste-Marie, Denise Boucher et
      Gilles Bélanger. Une grande roue
      (vous pourrez en faire un tour !)
      et un tipi apporteront une
      dimension historique et féérique
      qui provoquera un débat à
      plusieurs niveaux.

      Le Musée d’art contemporain et
      Les Forces armées canadiennes
      n’ont cessés de nous appuyer et
      ont déployé leurs effectifs pour
      monter le camp comme prévu au
      coin de René-Lévesque et de
      Bleury. Moisson Montréal, le Très
      chic resto pop, L’Accueil
      Bonneau, La Maison du Père, le
      Village des Valeurs et une
      trentaine de partenaires sont
      tous à nos côtés pour faire de
      l’État d’Urgence 99 un événement
      de solidarité d’envergure.

      Nous vous demandons de parler de
      cette décision indécente et de
      venir nous appuyer, car cette
      injustice nous confirme que nous
      ne devons pas attendre après le
      pouvoir établi pour changer les
      choses. Cet événement rejoint
      pourtant des préoccupations
      sociales incontournables et nous
      aurions dû être accueilli à bras
      ouvert plutôt que d’être évincé
      aussi indécemment. Notre
      événement dérange le pouvoir
      établi qui, dans ce cas, ne veut
      que se représenter lui-même. Au
      comité exécutif nous disons :
      « tout le monde ne vit pas au
      chaud derrière une job steady ».

      Cette année, on passe quand même
      Noël au camp.

      Plus de détails >>




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    Bob Olsen, Toronto      bobolsen@interlog.com
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